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Éloge de l'interdit
Éloge de l'interdit



Sortie: 2010
Editions: Eyrolles

Du bon usage de la haine et du pardon
Du bon usage de la haine et du pardon



Sortie: 2007
Editions: Payot

Pourquoi l'interdit rend nos enfants intelligents

Pourquoi l'interdit rend nos enfants intelligents

2015 - Paris, Eyrolles

Ce titre, initialement paru sous le titre "Eloge de l'Interdit, Interdit créateur et interdit castrateur", a fait l'objet d'un reconditionnement à l'occasion de son deuxième tirage (nouvelle couverture et nouvelle maquette). Le texte reste inchangé par rapport au tirage précédent.

De nos jours l'interdit n'a pas bonne presse. La transparence est devenue la valeur suprême, le mystère n'a plus la cote. Pourquoi faudrait-il interdire quand nous voudrions pouvoir tout dire, tout montrer et tout faire, selon une légitime aspiration à la liberté ?

Nous oublions que sans interdit, nous ne pourrions ni penser ni créer. Refuser l'interdit c'est nous priver du champ nécessaire à l'épanouissement de notre pensée et de notre capacité créatrice. « Rien n'est plus passionnant » nous dit l'auteur, « que d'ouvrir la porte qui cache le secret qu'on croyait impossible à connaître, et c'est cela qui a motivé tous les découvreurs : les scientifiques, les artistes, les explorateurs, les ingénieurs et tous les créateurs ». C'est aussi grâce à l'interdit, en d'autres termes aux limites, que l'enfant utilise sa soif d'apprendre, développe son intelligence et apprend à vivre avec les autres.

En s'appuyant sur la littérature, l'art et le sport, l'auteur nous montre que les interdits sont la condition de notre épanouissement psychique et les garants de notre liberté de penser.

Gabrielle Rubin est psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Paris. Lire la suite »

Pourquoi les autres y arrivent et pas moi ?

Pourquoi les autres y arrivent et pas moi ?

2014 - Paris, Payot

Essai sur nos prisons imaginaires

Souffrir d'inhibition, c'est se croire médiocre alors qu'on ne l'est pas. C'est choisir systématiquement le ou la partenaire qui nous correspond le moins. C'est se résigner à n'être jamais tout à fait heureux, et parfois même à vivre dans le malheur. Pourtant, l'inhibition possède aussi des vertus, puisque c'est grâce à elle que nous ne cédons pas à toutes nos pulsions. Comment se fait-il donc qu'elle puisse se transformer en une force qui nous entrave et qui, dans certains cas tragiques, va jusqu'à contraindre les victimes d'abus ou les proies des pervers à ne pas pouvoir échapper à leurs bourreaux ?

Gabrielle Rubin, psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Paris, est notamment l'auteure de Pourquoi on en veut aux gens qui nous font du bien. Lire la suite »

Ces fantasmes qui mènent le monde

Ces fantasmes qui mènent le monde

2012 - Paris, L'Harmattan

Vous croyez que c'est librement et avec votre raison que vous choisissez ce que vous voulez faire ?

Quelle erreur !

En réalité, ce sont nos fantasmes qui tiennent la barre.

Lorsque l'Inconscient (domaine des fantasmes) et le conscient (domaine de la raison) s'entendent, nous devenons capables de faire les choses les plus admirables.

Mais quand par malheur ils sont en opposition, ce sont toujours les fantasmes qui gagnent et puisqu'ils ne sont plus modérés par la raison, ils nous emmènent sur des chemins aventureux ou même dangereux pour nous et pour les autres.

Et cela est vrai non seulement pour chacun d'entre nous mais aussi pour des Sociétés composées de centaines de milliers, voire de millions d'être humains.

Oui vraiment, ce sont les fantasmes qui mènent le Monde. Lire la suite »

Éloge de l'interdit

Éloge de l'interdit

2010 - Paris, Eyrolles

Les interdits existent pour rendre supportable la vie en société, et ils ont pour avantages collatéraux de développer notre intelligence et notre esprit créateur. Par exemple, un des interdits majeurs étant celui de tuer son prochain, nous avons inventé la Justice et les Tribunaux pour répondre, autrement que par d'interminables vendettas, au désir de vengeance des proches.

Si le sport n'était pas truffé d'interdits, tout ce qu'on verrait, lors d'une partie de foot par exemple, ce serait la masse des joueurs les plus musclés traverser le terrain au pas de course et, bousculant les autres joueurs, aller mettre le ballon au fond des filets du gardien adverse.

Est-ce que cela scotcherait des millions de spectateurs devant leur poste? Lire la suite »

Il faut aider les pères

Il faut aider les pères

2008 - Paris, Payot

On exige aujourd'hui des pères l'impossible. Ils doivent représenter aux yeux de leurs enfants la force et la sécurité, leur montrer le bon chemin, les obliger à se comporter convenablement, alors même que l'environnement social, de plus en plus violent et contestant toute autorité, fut-elle légitime, ne leur fournit aucune aide.

Or c'est au moment de la toute petite enfance que l'on acquiert les bases qui indiqueront à l'adulte comment s'épanouir et vivre en harmonie avec sa société, et pourquoi il est indispensable de prêter attention et de respecter les autres. Lire la suite »

Du bon usage de la haine et du pardon

Du bon usage de la haine et du pardon

2007 - Paris, Payot

Un sentiment (souvent inconscient) de culpabilité peut causer de grandes souffrances et un mal être dont on ne s'explique pas l'origine ; or ce qui rend difficile la résolution de tels cas, c'est que le sujet, loin d'être le responsable de la faute qui l'accable en est, au contraire, la victime : ce qu'il se fait payer, et parfois cruellement, c'est le forfait de son bourreau.

Les fautes dont il s'accuse sans le savoir ne sont cependant pas imaginaires, elles ont effectivement été perpétrées, mais contre lui et par un autre que lui-même.

C'est une double peine pour la victime car si elle souffre bien évidemment du mal qu'on lui a fait, elle souffre aussi, et durement, du châtiment qu'elle s'inflige à la place du vrai coupable. Lire la suite »

Pourquoi on en veut aux gens qui nous font du bien?

Pourquoi on en veut aux gens qui nous font du bien?

2006 - Paris, Payot

Le don, la dette, et la rancune.

Marcel Mauss a découvert le Potlatch (c'est-à-dire les rituels qui règlent les échanges entre les ethnies) d'abord en Amérique du Nord pour constater ensuite qu'on les rencontre partout dans le monde et qu'ils existent depuis des millénaires.

Ces coutumes obligent la tribu qui a reçu un cadeau de la part d'une autre tribu à lui donner à son tour un cadeau au moins aussi important que celui dont elle a bénéficié, faute de quoi elle sera exclue de la communauté et considérée comme inférieure.

Le cadeau gratuit n'existe donc pas, car tout don crée une dette qui doit être apurée sous peine de graves conséquences. Lire la suite »

Le Déclin du Modèle Œdipien

Le Déclin du Modèle Œdipien

2004 - Paris, L'Harmattan

Depuis environ quinze mille ans nos systèmes sociaux, religieux et familiaux sont organisés suivant un modèle oedipien, c'est à dire hiérarchique et vertical : au pinacle, Dieu-le-Père règne sur l'Univers. Un cran plus bas se tient le roi (le Pape, l'empereur), qui régente la nation et enfin le père, responsable de la famille.

Or cette organisation oedipienne-verticale semble disparaître au profit d'un modèle fraternel-horizontal car, tout comme le développement de l'embryon reproduit celui du vivant, la marche de la société se calque sur celle de l'enfant : pour elle aussi, il y a eu une Déesse mère à l'aube de l'histoire, ensuite remplacée par Dieu le Père. Verrons-nous la bande des copains fraternels prendre la place des anciennes puissances tutélaires révoquées, et le modèle d'identification des enfants ne plus être le père (dont l'autorité va s'amenuisant) mais l'assemblée des frères ?

« Un jour les frères chassés se sont réunis, ont tué et mangé le père, ce qui a mis fin à la horde paternelle » - Freud - Totem et Tabou Lire la suite »

Le roman familial de Freud

Le roman familial de Freud

2002 - Paris, Payot

Tout enfant se construit une famille imaginaire, qui est le plus souvent d'un niveau social élevé comme le montrent les contes et légendes de tous les pays.

Ce "Roman Familial", comme l'a nommé Freud, est ensuite refoulé. Mais devenu inconscient, il n'en continue pas moins à influencer la vie de l'adulte.

Pour montrer cette influence, l'auteur a choisi, plutôt que de rapporter la psychanalyse d'un de ses patients, d'en rechercher les traces dans les écrits de Freud ainsi que dans les innombrables livres et commentaires qui lui ont été consacrés. Lire la suite »

Les mères trop bonnes

Les mères trop bonnes

2000 - Paris, L'Harmattan

Comment une mère peut-elle être trop bonne ?

Interroger et remettre en cause le mythe sacro-saint de la mère admirable n'allait pas de soi, mais le propre de la psychanalyse n'est-il pas de bousculer les idées reçues?

Or, si l'observation nous montre qu'une mère qui donne tout, qui sacrifie tout pour son enfant sans rien demander en échange est absolument indispensable pour un nourrisson et pour un petit enfant, elle nous montre aussi que cette abnégation absolue doit s'amenuiser au fur et à mesure de la croissance de l'enfant sous peine de l'empêcher d développer en lui des qualités d'altruisme et de générosité. Lire la suite »

Le sadomasochisme ordinaire

Le sadomasochisme ordinaire

1999 - Paris, L'Harmattan

Gabrielle Rubin nous décrit le sadomasochisme à travers son expression la plus quotidienne. On constate ici que ce « sadomasochisme moral » régit nombre de relations de la vie familiale, professionnelle ou amoureuse. La psychanalyste va à l'encontre des stéréotypes habituels appliqués aux comportements sadomasochistes et défend l'idée que la passivité n'est pas la caractéristique première du masochisme. Au contraire, dit-elle, « le masochisme de l'un est capable de contraindre le sadisme de l'autre».

Ainsi la formation d'un tel couple n'est pas due au hasard mais bien à la conséquence de l'emprise qu'exerce un des partenaires sur l'autre. La présence du masochisme de l'un n'est toutefois pas indispensable pour que le sadisme de l'autre soit réactivé, car le même mécanisme se met en place lorsqu'une personne ou un groupe se trouvent dans ce que l'auteur nomme une " position masochiste ", c'est-à-dire une position de forte subordination. Lire la suite »

Travail du deuil, travail de vie

Travail du deuil, travail de vie

1999 - Paris, L'Harmattan

Dans son ouvrage Deuil et mélancolie", Freud démontre que c'est à un véritable travail psychique, long et difficile, que l'endeuillé doit se soumettre s'il veut arriver à surmonter sa souffrance. Ce travail ne conduit pas à l'oubli mais à l'intériorisation de l'être dans le psychisme, où son souvenir cesse d'être douloureux. Or ce n'est pas seulement près la perte d'un êter cher que nous devons faire un tel travail du deuil mais aussi après toute perte et tout renoncement si nous voulons retrouver une qualité de vie satisfaisante.

Toutes les sociétés ont inventé des rituels de deuil, car c'est la solidarité que lui manifeste alors sa communauté, ainsi que la rigidité rassurante du rituel, qui aident l'endeuillé à surmonter sa perte. L'auteur donne dnc quelques exemples sognificatifsde tels rituels qu'elle accompagne de ses réflexions théoriques ; elle montre ensuite la similitude qu'il y a entre le deuil qui suit la perte d'un être cher et celui qu'on doit faire après la perte d'une abstraction : deuil de sa patrie, deuil d'une idéologie à laquelle on doit renoncer, deuil d'un amour qui s'achève, etc... Lire la suite »

Cannibalisme psychique et obésité

Cannibalisme psychique et obésité

1997 - Paris, Delachaux et Niestlé

Freud introduisit la notion de cannibalisme psychique dès 1905 en la résumant ainsi : « Je veux manger cela ou je veux le cracher » ou encore: « Je veux introduire ceci en moi et exclure cela de moi ». C'est un cas particulier d'incorporation qui est ici étudié, celui où le sujet a incorporé (et non intériorisé) son Objet perdu de façon si concrète qu'il est obligé, sans le savoir, de nourrir cet objet et donc de manger pour deux. De cette obligation naît une obésité qu'on ne peut réduire tant que sa cause profonde n'a pas été dévoilée. Les cas cliniques rapportés montrent qu'il s'agit de deuils (réels ou fantasmatiques) impossibles à mener à terme. Lire la suite »

Les sources inconscientes de la misogynie

Les sources inconscientes de la misogynie

1977 - Paris, Robert Laffont

L'infériorisation des femmes est, depuis des millénaires, une constante de toutes les civilisations. L'auteur a considéré ce fait comme un symptôme, cherché à en découvrir le sens et la fonction. Car la misogynie sert à protéger les hommes contre la toute puissance de la Déesse Mère des origines qui correspond à la Mère de notre enfance, celle dont nous avons tous du mal à nous séparer. L'interdit de l'inceste, c'est l'interdit du retour au giron maternel, imposé par la « loi » du père et qui va permettre l'essor de la civilisation et le passage à l'état adulte, par le biais de la sublimation. Lire la suite »