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BIBLIOGRAPHIE

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Ces mauvaises mères qu’on aime tant... Et autres textes

2019, Editions Esneval

L’amour maternel est-il toujours inconditionnel ? Est-il possible que certaines mères soient incapables d’aimer leur enfant ? 
Les enfants « mal-aimés », privés de cet amour essentiel, adorent d’autant plus leur mère, idéale et parfaite à leurs yeux. Ils portent souvent la culpabilité du rejet maternel et, toute leur vie, gardent la certitude qu’ils sont indignes d’être aimés. 
Mais un amour maternel passionné et envahissant - qu’il soit excessif ou séducteur - est tout aussi destructeur pour un enfant car il le condamnera à la solitude amoureuse et même amicale. 

Gabrielle Rubin traite ici un sujet peu abordé, en mêlant réflexions, recherches personnelles et références psychanalytiques. La mise en lumière des parcours de personnages, connus et anonymes, permettra à chacun de décrypter ses propres expériences... 

L’auteure a ajouté à cet essai vingt-et-un textes traitant de thèmes variés (l’empathie, la culpabilité, le deuil, le pouvoir, l’emprise…), qu’elle a rédigés pour la plupart au cours des cinq dernières années, et qui se trouvent donc souvent en résonance avec l’actualité. 

Disponible à partir du 30 avril 2019 

En exclusivité sur le site des Editions Esneval


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Pourquoi l'interdit rend nos enfants intelligents

2015, Paris, Eyrolles

Ce titre, initialement paru sous le titre "Eloge de l'Interdit, Interdit créateur et interdit castrateur", a fait l'objet d'un reconditionnement à l'occasion de son deuxième tirage (nouvelle couverture et nouvelle maquette). Le texte reste inchangé par rapport au tirage précédent. 

De nos jours l'interdit n'a pas bonne presse. La transparence est devenue la valeur suprême, le mystère n'a plus la cote. Pourquoi faudrait-il interdire quand nous voudrions pouvoir tout dire, tout montrer et tout faire, selon une légitime aspiration à la liberté ? 

Nous oublions que sans interdit, nous ne pourrions ni penser ni créer. Refuser l'interdit c'est nous priver du champ nécessaire à l'épanouissement de notre pensée et de notre capacité créatrice. « Rien n'est plus passionnant » nous dit l'auteur, « que d'ouvrir la porte qui cache le secret qu'on croyait impossible à connaître, et c'est cela qui a motivé tous les découvreurs : les scientifiques, les artistes, les explorateurs, les ingénieurs et tous les créateurs ». C'est aussi grâce à l'interdit, en d'autres termes aux limites, que l'enfant utilise sa soif d'apprendre, développe son intelligence et apprend à vivre avec les autres. 

En s'appuyant sur la littérature, l'art et le sport, l'auteur nous montre que les interdits sont la condition de notre épanouissement psychique et les garants de notre liberté de penser. 

Gabrielle Rubin est psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Paris.

Gabrielle Rubin © tous droits réservés


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Pourquoi les autres y arrivent et pas moi ?

2014, Paris, Payot

Essai sur nos prisons imaginaires 

Souffrir d'inhibition, c'est se croire médiocre alors qu'on ne l'est pas. C'est choisir systématiquement le ou la partenaire qui nous correspond le moins. C'est se résigner à n'être jamais tout à fait heureux, et parfois même à vivre dans le malheur. Pourtant, l'inhibition possède aussi des vertus, puisque c'est grâce à elle que nous ne cédons pas à toutes nos pulsions. Comment se fait-il donc qu'elle puisse se transformer en une force qui nous entrave et qui, dans certains cas tragiques, va jusqu'à contraindre les victimes d'abus ou les proies des pervers à ne pas pouvoir échapper à leurs bourreaux ? 

Gabrielle Rubin, psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Paris, est notamment l'auteure de Pourquoi on en veut aux gens qui nous font du bien.

Gabrielle Rubin © tous droits réservés




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Ces fantasmes qui mènent le monde

2012, Paris, L'Harmattan

Vous croyez que c'est librement et avec votre raison que vous choisissez ce que vous voulez faire ?

Quelle erreur !

En réalité, ce sont nos fantasmes qui tiennent la barre.

Lorsque l'Inconscient (domaine des fantasmes) et le conscient (domaine de la raison) s'entendent, nous devenons capables de faire les choses les plus admirables.

Mais quand par malheur ils sont en opposition, ce sont toujours les fantasmes qui gagnent et puisqu'ils ne sont plus modérés par la raison, ils nous emmènent sur des chemins aventureux ou même dangereux pour nous et pour les autres.
Et cela est vrai non seulement pour chacun d'entre nous mais aussi pour des Sociétés composées de centaines de milliers, voire de millions d'être humains.

Oui vraiment, ce sont les fantasmes qui mènent le Monde.

Gabrielle Rubin © tous droits réservés


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Éloge de l'interdit

2010, Paris, Eyrolles

Les interdits existent pour rendre supportable la vie en société, et ils ont pour avantages collatéraux de développer notre intelligence et notre esprit créateur. Par exemple, un des interdits majeurs étant celui de tuer son prochain, nous avons inventé la Justice et les Tribunaux pour répondre, autrement que par d'interminables vendettas, au désir de vengeance des proches.

Si le sport n'était pas truffé d'interdits, tout ce qu'on verrait, lors d'une partie de foot par exemple, ce serait la masse des joueurs les plus musclés traverser le terrain au pas de course et, bousculant les autres joueurs, aller mettre le ballon au fond des filets du gardien adverse.

Est-ce que cela scotcherait des millions de spectateurs devant leur poste?

Evidemment non ! Ce sont les interdits qui ont obligé les entraîneurs et les joueurs à utiliser leur intelligence pour prévoir ce que fera l'équipe adverse, et à se servir de leur esprit créateur pour inventer la stratégie qui les mènera à la victoire.

Et il y aurait aussi beaucoup moins de violence si l'absence d'interdits ne laissait croire aux plus jeunes et aux plus fragiles que tout est permis.

En ce siècle où plus rien ne doit rester caché, l'interdit apparaît comme le pire ennemi de cette transparence qui nous rassure, mais qui nous condamne aussi à vivre dans un monde où la fantaisie et la créativité n'existent plus.

Car rien n'excite plus notre intelligence et notre créativité que le mystère, -cette autre forme de l'interdit- et rien n'est plus passionnant que d'ouvrir la porte qui cache le secret qu'on croyait impossible à connaître, et c'est cela qui a motivé tous les découvreurs : les scientifiques, les artistes, les explorateurs, les ingénieurs et tous les créateurs.

Gabrielle Rubin © tous droits réservés


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Il faut aider les pères

2008, Paris, Payot

On exige aujourd'hui des pères l'impossible. Ils doivent représenter aux yeux de leurs enfants la force et la sécurité, leur montrer le bon chemin, les obliger à se comporter convenablement, alors même que l'environnement social, de plus en plus violent et contestant toute autorité, fut-elle légitime, ne leur fournit aucune aide.

Or c'est au moment de la toute petite enfance que l'on acquiert les bases qui indiqueront à l'adulte comment s'épanouir et vivre en harmonie avec sa société, et pourquoi il est indispensable de prêter attention et de respecter les autres.

Il nous faut donc aider les pères à trouver, à inventer, une nouvelle façon d'exercer l'autorité paternelle, puisque si l'abolition d'une organisation sociale fortement hiérarchisée à été extrêmement bénéfique aux adultes et à la société, les enfants en souffrent parce qu'ils manquent de repères fiables.

Comment aider les pères ? C'est ce que nous devons trouver. Mais, en tout cas et avant tout en reconnaissant qu'ils ont un rôle spécifique et fondamental à jouer auprès des enfants. Ce qui implique que tout en s'occupant tendrement d'eux, les pères ne doivent ni agir ni se voir comme des mères bis.

Gabrielle Rubin © tous droits réservés


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Du bon usage de la haine et du pardon

2007, Paris, Payot

Un sentiment (souvent inconscient) de culpabilité peut causer de grandes souffrances et un mal être dont on ne s'explique pas l'origine ; or ce qui rend difficile la résolution de tels cas, c'est que le sujet, loin d'être le responsable de la faute qui l'accable en est, au contraire, la victime : ce qu'il se fait payer, et parfois cruellement, c'est le forfait de son bourreau.

Les fautes dont il s'accuse sans le savoir ne sont cependant pas imaginaires, elles ont effectivement été perpétrées, mais contre lui et par un autre que lui-même.
C'est une double peine pour la victime car si elle souffre bien évidemment du mal qu'on lui a fait, elle souffre aussi, et durement, du châtiment qu'elle s'inflige à la place du vrai coupable.

Le cas le plus visible en est celui de l'enfant qui a subi l'inceste : tandis que le fautif se porte fort bien, lui se sent honteux, coupable et sale et il s'impose une vie misérable pour payer un crime qu'il n'a pas commis.
Cela ne se produit cependant que dans des cas particuliers ; normalement, lorsque 'Pierre' frappe (physiquement ou psychiquement) 'Paul', celui-ci ressent bien évidemment la douleur causée par le coup. Mais il en veut à son agresseur, il le déteste et, éventuellement, décide de s'en venger. Tout est simple alors, car la culpabilité est clairement attribuée au vrai coupable, c'est-à-dire à 'Pierre'.

Mais lorsque l'agresseur est justement quelqu'un que 'Paul' chérit tout particulièrement et qu'il ne peut pas détester et dont il ne désire pas se venger, que se passe-t-il ? 

L'expérience m'a montré que la victime retourne contre elle-même la haine qu'elle devrait normalement éprouver pour son bourreau et que ce sentiment destructeur en arrive souvent à ruiner sa vie.

Cette haine immérité que l'on se voue inconsciemment n'est jamais aussi violente que lorsque l'agressé est un enfant et que son agresseur est son parent (père ou surtout mère) ou un substitut de ceux-ci : oncle ou grand père, professeur ou curé.

Lorsqu'il s'agit de la mère, par exemple, l'amour sans limite que lui voue l'enfant ( et qui, comme le disait Freud, est le modèle de tout amour ultérieur) lui interdit absolument de la rejeter et même de ressentir consciemment la moindre rancune contre elle.
Dès lors, que faire de cette haine dont il ne peut pas se débarrasser en la renvoyant au vrai coupable ? C'est contre lui-même qu'il va la retourner, en se punissant par toutes sortes de tourments.

En écrivant cet ouvrage, j'ai constaté que si tous les agresseurs meurtrissent leur victime tous n'ont pas le même degré de culpabilité et qu'il existe même des bourreaux innocents.

Le dessin que je reproduis ci après, et qui est du au peintre autrichien Alfred Kubin, est une étonnante représentation graphique du rapport qui enchaîne la victime à son bourreau, et c'est aussi une image très proche des rêves que produit un sujet qui est en passe de découvrir le vrai visage de son tortionnaire.

Kubin dessine la malheureuse victime réduite en esclavage, écrasée d'humilité de soumission et de douleur. Mais, remplie d'une adoration éperdue pour celui qui la domine, balançant l'encensoir, elle se sent trop infime pour oser lever les yeux vers son bourreau.

En référence à son histoire, chaque sujet crée évidemment son propre rêve, mais tous ces rêves ont point commun : ils donnent du bourreau une image exacte et terrifiante.

Kubin voit le sien comme un être plein d'arrogance ; son gros ventre repu ne laisse aucune place à l'autre et sa toute petite tête d'animal stupide mais auréolé par la dévotion de ses sujets est, à l'évidence, bien incapable de contenir la moindre pensée.

A son réveil le rêveur n'ose généralement pas encore identifier son agresseur, mais son inconscient lui a envoyé le portrait du vrai coupable, et s'il se situe lui-même à l'extérieur de la scène, il est tout près reconnaître, puis d'accepter la réalité.

Alfred Kubin (1877 - 1959)

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Pourquoi on en veut aux gens qui nous font du bien?

2006, Paris, Payot

Le don, la dette, et la rancune.

Marcel Mauss a découvert le Potlatch (c'est-à-dire les rituels qui règlent les échanges entre les ethnies) d'abord en Amérique du Nord pour constater ensuite qu'on les rencontre partout dans le monde et qu'ils existent depuis des millénaires.

Ces coutumes obligent la tribu qui a reçu un cadeau de la part d'une autre tribu à lui donner à son tour un cadeau au moins aussi important que celui dont elle a bénéficié, faute de quoi elle sera exclue de la communauté et considérée comme inférieure.

Le cadeau gratuit n'existe donc pas, car tout don crée une dette qui doit être apurée sous peine de graves conséquences. 

Or les échanges entre personnes suivent les règles du potlatch, mais avec quelques variantes car il s'agit alors de dons affectifs et que tout don, même matériel, comporte une part d'affect.

Ces échanges ne sont pas codifiés et ils restent le plus souvent secrets mais les relations entre adultes étant régies par l'échange, là aussi tout don affectif réclame une réciprocité.

Et c'est ce qui se produit le plus souvent. Mais une dette affective peut parfois être sous ou sur évaluée.

Dans le premier cas, les bénéficiaires se croient obligés d'offrir constamment et de façon exagérée des dons, matériels et/ou affectifs à celui qui leur en à fait un.

D'autres, au contraire, dans un mouvement de déni omnipotent, croient que tout leur est du et ne se sentent aucune obligations envers ceux qui lui ont fait du bien.

Mais tous en veulent au donateur : ceux qui « payent » exagérément parce qu'ils n'arrivent pas à se libérer de leur dette imaginaire et ceux qui refusent la moindre réciprocité parce qu'ils savent inconsciemment qu'ils ont une dette affective qu'ils ne veulent pas reconnaître.

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Le Déclin du Modèle Œdipien

2004, Paris, L'Harmattan

Depuis environ quinze mille ans nos systèmes sociaux, religieux et familiaux sont organisés suivant un modèle oedipien, c'est à dire hiérarchique et vertical : au pinacle, Dieu-le-Père règne sur l'Univers. Un cran plus bas se tient le roi (le Pape, l'empereur), qui régente la nation et enfin le père, responsable de la famille.

Or cette organisation oedipienne-verticale semble disparaître au profit d'un modèle fraternel-horizontal car, tout comme le développement de l'embryon reproduit celui du vivant, la marche de la société se calque sur celle de l'enfant : pour elle aussi, il y a eu une Déesse mère à l'aube de l'histoire, ensuite remplacée par Dieu le Père. Verrons-nous la bande des copains fraternels prendre la place des anciennes puissances tutélaires révoquées, et le modèle d'identification des enfants ne plus être le père (dont l'autorité va s'amenuisant) mais l'assemblée des frères ?

« Un jour les frères chassés se sont réunis, ont tué et mangé le père, ce qui a mis fin à la horde paternelle » - Freud - Totem et Tabou

L'ouvrage
Chacun sent bien que notre mode de vie est actuellement soumis à de profonds changements, qui pourraient bien nous conduire beaucoup plus loin que ce ne fut jamais le cas précédemment.

Le modèle religieux, social et familial oedipien fait tellement partie de notre organisation psychique qu'il semble aller de soi : en clé de voûte il y a : pour la nation, le roi (l'empereur, le président) ; pour les croyants, le Pape (ou le Chef religieux), et le père pour les enfants.

Cette structure hiérarchique, et donc verticale, date d'environs douze mille ans et a probablement été précédée par des organisations différentes, mais elle arrive actuellement à son terme.

Le peuple n'accepte plus le pouvoir absolu et il désire s'en débarrasser même dans les dictatures -actuellement florissantes il est vrai. Ceux qui étaient autrefois des sujets aspirent maintenant à devenir des citoyens, ce qui transforme en structure horizontale l'organisation jusque là verticale de la société.

Dans ce cas, en effet, ce n'est plus le chef (qui est symboliquement un père : « père de la nation », « petit père des peuples » etc.) qui gouverne, c'est l'assemblée des frères.

Et cela s'appelle la démocratie, ce qui est un grand progrès, chacun -ou presque- en convient.

Mais il n'en est pas de même en ce qui concerne la famille pour cette simple raison -parfois oubliée- que les enfants ne sont pas des adultes et qu'ils ont besoin d'un modèle symboliquement supérieur auquel s'identifier pour progresser.

Privés de la structure verticale qui les soutenaient, les pères actuels et futurs pourront-ils faire face à cette tâche écrasante ? Et n'est-ce pas là une des raisons qui nous a fait créer des enfants-rois, qui n'en demandaient pas tant d'ailleurs, et qui se sentiraient bien plus en sécurité s'ils pouvaient s'appuyer sur les repères solides qu'offre un père vécu comme admirable et très puissant.

Le début du passage du pouvoir du père aux frères (qui sont ses enfants) a commencé il y a environs quinze siècles et s'accélère depuis les avancées technologiques, qui font les enfants plus savants que les pères.

Certes, les fils ont toujours été un peu plus loin que leurs pères, sinon nous en serions encore à l'âge des cavernes. Mais cela se produisaient quand ils étaient devenus des adultes (et donc symboliquement des pères) alors qu'actuellement c'est en tant qu'enfants qu'ils en savent plus que la génération précédente, ce qui déstabilise toute notre société.

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Le roman familial de Freud

2002, Paris, Payot

Tout enfant se construit une famille imaginaire, qui est le plus souvent d'un niveau social élevé comme le montrent les contes et légendes de tous les pays.

Ce "Roman Familial", comme l'a nommé Freud, est ensuite refoulé. Mais devenu inconscient, il n'en continue pas moins à influencer la vie de l'adulte.

Pour montrer cette influence, l'auteur a choisi, plutôt que de rapporter la psychanalyse d'un de ses patients, d'en rechercher les traces dans les écrits de Freud ainsi que dans les innombrables livres et commentaires qui lui ont été consacrés.

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Les mères trop bonnes

2000, Paris, L'Harmattan

Comment une mère peut-elle être trop bonne ?


Interroger et remettre en cause le mythe sacro-saint de la mère admirable n'allait pas de soi, mais le propre de la psychanalysen'est-il pas de bousculer les idées reçues?

Or, si l'observation nous montre qu'une mère qui donne tout, qui sacrifie tout pour son enfant sans rien demander en échange est absolument indispensable pour un nourrisson et pour un petit enfant, elle nous montre aussi que cette abnégation absolue doit s'amenuiser au fur et à mesure de la croissance de l'enfant sous peine de l'empêcher d développer en lui des qualités d'altruisme et de générosité.

D'un autre côté, si une mère humaine normale - tout comme une mère animale d'ailleurs - est prête à sacrifier jusqu'à sa vie pour son petit, nulle part on ne voit un animal devenu adulte se préoccuper du bien-être de ses parents viellis ; cet amour, cette compassion ne font pas partie de l'inné en nous, mais ils sont un des acquis les plus précieux de l'humanité.

Il s'agit d'un apprentissage et si, faute de montrer peu à peu à son enfant que, contrairement au don sans réciprocité de la relation mère enfant, le mode de relation des adultes se fonde sur l'échange, une mère "admirable" ne devra pas s'étonner de voir ses enfants, devenus grands, ne lui manifester que peu d'attention.

La réciproque est d'ailleurs vraie, et on peut facilement constater que que des mères exigeantes et peu affectueuses restent bien souvent passionément aimées de leurs enfants, comme le montrent de nombreuses biographies dont deux, celle de Gisèle Halimi, Fritna, et celle de Georges Simenon, Lettre à ma mère, sont analysées.

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Le sadomasochisme ordinaire

1999, Paris, L'Harmattan

Gabrielle Rubin nous décrit le sadomasochisme à travers son expression la plus quotidienne. On constate ici que ce « sadomasochisme moral » régit nombre de relations de la vie familiale, professionnelle ou amoureuse. La psychanalyste va à l'encontre des stéréotypes habituels appliqués aux comportements sadomasochistes et défend l'idée que la passivité n'est pas la caractéristique première du masochisme. Au contraire, dit-elle, « le masochisme de l'un est capable de contraindre le sadisme de l'autre ».

Ainsi la formation d'un tel couple n'est pas due au hasard mais bien à la conséquence de l'emprise qu'exerce un des partenaires sur l'autre. La présence du masochisme de l'un n'est toutefois pas indispensable pour que le sadisme de l'autre soit réactivé, car le même mécanisme se met en place lorsqu'une personne ou un groupe se trouvent dans ce que l'auteur nomme une " position masochiste ", c'est-à-dire une position de forte subordination.

Pour qu'une position masochiste s'actualise, il faut cependant que s'y ajoute la présence d'un sadique avéré qui serve de modèle d'identification. En prenant un exemple extrême. On voit que le sadisme des nazis a pu se donner libre cours parce qu'on avait préalablement mis les Juifs, les Tziganes, les homosexuels etc. en position d'infériorité ; c'est ce qui a permis de réactiver la pulsion sadique des citoyens ordinaires qui, identifiés aux bourreaux, sont devenus leurs complices. Gabrielle Rubin met en lumière l'importance et la responsabilité des modèles d'identification, celle notamment des penseurs et des dirigeants mais aussi celle de chaque individu qui, par un travail psychique sur lui-même, peut modifier profondément son existence.

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Travail du deuil, travail de vie

1999, Paris, L'Harmattan

Dans son ouvrage Deuil et mélancolie", Freud démontre que c'est à un véritable travail psychique, long et difficile, que l'endeuillé doit se soumettre s'il veut arriver à surmonter sa souffrance. Ce travail ne conduit pas à l'oubli mais à l'intériorisation de l'être dans le psychisme, où son souvenir cesse d'être douloureux. Or ce n'est pas seulement près la perte d'un êter cher que nous devons faire un tel travail du deuil mais aussi après toute perte et tout renoncement si nous voulons retrouver une qualité de vie satisfaisante.

Toutes les sociétés ont inventé des rituels de deuil, car c'est la solidarité que lui manifeste alors sa communauté, ainsi que la rigidité rassurante du rituel, qui aident l'endeuillé à surmonter sa perte. L'auteur donne dnc quelques exemples sognificatifsde tels rituels qu'elle accompagne de ses réflexions théoriques ; elle montre ensuite la similitude qu'il y a entre le deuil qui suit la perte d'un être cher et celui qu'on doit faire après la perte d'une abstraction : deuil de sa patrie, deuil d'une idéologie à laquelle on doit renoncer, deuil d'un amour qui s'achève, etc.

Après de nouvelles considérations théoriques, l'auteur présente plusieurs cas cliniques de deuils interminables qui peuvent être des deuils connus mais non élaborés, des deuils infaisables parce qu'inconscients ou encore des deuils qu'on refuse de laisser se terminer. Or, quelle que soit son origine, chaque deuil non-fait rend très douloureuse la vie de celui qu'il affecte car il est bien souvent responsable d'un état dépressif interminable et apparement sans cause.

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Cannibalisme psychique et obésité

1997, Paris, Delachaux et Niestlé

Freud introduisit la notion de cannibalisme psychique dès 1905 en la résumant ainsi : « Je veux manger cela ou je veux le cracher » ou encore: « Je veux introduire ceci en moi et exclure cela de moi ». C'est un cas particulier d'incorporation qui est ici étudié, celui où le sujet a incorporé (et non intériorisé) son Objet perdu de façon si concrète qu'il est obligé, sans le savoir, de nourrir cet objet et donc de manger pour deux. De cette obligation naît une obésité qu'on ne peut réduire tant que sa cause profonde n'a pas été dévoilée. Les cas cliniques rapportés montrent qu'il s'agit de deuils (réels ou fantasmatiques) impossibles à mener à terme. L'Objet dont la perte est niée est parfois celui du patient et parfois un Objet transgénérationnel, c'est-à-dire dont le sujet a été chargé par un parent ou un aïeul. Une première partie donne des éléments théoriques sur le cannibalisme psychique, le deuil, la transmission transgénérationnelle et la boulimie. La deuxième partie concerne les implications psychiques du cannibalisme « vrai ». Enfin, la troisième partie expose la clinique de cas d'incorporation de l'objet.

Cannibalisme psychique et obésité est un livre profondément ancré dans la clinique, comme il s'en fait somme toute assez peu. L'auteur, Gabrielle Rubin, y soutient une thèse originale quant à certains cas de surcharge pondérale. Elle rapporte trois cas d'analyse de patients présentant un problème d'obésité, dont un qu'elle expose avec suffisamment de détails pour permettre au lecteur de bien prendre la mesure des idées qu'elle avance.

L'idée principale du livre est de démontrer que dans ces cas qui ne correspondent aucunement aux descriptions des troubles alimentaires généralement étudiés (anorexie et boulimie), un "hôte" est hébergé à l'insu du sujet de façon si concrète qu'il l'oblige littéralement à manger pour deux. Cet objet incorporé est le résultat d'un deuil impossible, parfois provenant d'une génération antérieure, et échappe à la vie psychique et donc longtemps au travail de l'analyse. L'origine traumatique de cet état de faits est étudié par l'auteur qui revoit, au passage, les notions de deuil et d'identification, de même que le phénomène réel du cannibalisme.

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Les sources inconscientes de la misogynie

1977, Paris, Robert Laffont

L'infériorisation des femmes est, depuis des millénaires, une constante de toutes les civilisations. L'auteur a considéré ce fait comme un symptôme, cherché à en découvrir le sens et la fonction. Car la misogynie sert à protéger les hommes contre la toute puissance de la Déesse Mère des origines qui correspond à la Mère de notre enfance, celle dont nous avons tous du mal à nous séparer. L'interdit de l'inceste, c'est l'interdit du retour au giron maternel, imposé par la « loi » du père et qui va permettre l'essor de la civilisation et le passage à l'état adulte, par le biais de la sublimation.

L'auteur a baptisé « Phantasmère », cette Mère toute puissante du début de notre vie, pour marquer la différence d'avec la mère réelle, car c'est par une tragique confusion entre mère et Phantasmère que l'on fait payer aux femmes la place envahissante qu'occupe en nous la Phantasmère, à cause d'elle que se développe la misogynie. De cela, nul n'est coupable. Ni l'homme ni la femme. Mais c'est pour contribuer à réduire la misogynie que l'auteur s'est attachée, dans ce brillant essai psychanalytique, à comprendre les mécanismes qui ont ajouté à la nécessaire subordination de la Phantasmère au Père, la néfaste infériorisation des femmes et à dénoncer les méfaits de l'amour fou.

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