A découvrir

Éloge de l'interdit
Éloge de l'interdit



Sortie: 2010
Editions: Eyrolles

Du bon usage de la haine et du pardon
Du bon usage de la haine et du pardon



Sortie: 2007
Editions: Payot

Abolition de la peine de vie : besoin de votre soutien !

- Actualités - Mercredi 23 Septembre 2015

Abolition de la peine de vie : besoin de votre soutien !

Chers Collègues, chers Amis, chers Lecteurs,


Le 5 octobre prochain, nos députés vont étudier en seconde lecture la loi Claeys/Leonetti.
L’association A.D.M.D, dont je suis adhérente depuis de nombreuses années, espère qu’ils modifieront cette loi, permettant ainsi de mettre un terme aux insupportables souffrances des malades que la médecine, malgré ses grands progrès, ne peut guérir.
Cette modification ne concerne évidemment que les adultes dont l’état mental est satisfaisant et qui ont affirmé à plusieurs reprises, devant des témoins fiables et qualifiés, que tel est leur désir.
Les soins palliatifs ne sont malheureusement pas une solution pour eux, parce que certaines douleurs ne peuvent être apaisées par les moyens dont nous disposons, et que les unités de soins palliatifs sont trop peu nombreuses pour recevoir tous ceux qui en ont besoin.

Je viens donc vous demander, au nom de ceux qui souffrent horriblement et désirent trouver le repos qui –enfin !– apaisera leurs souffrances,  de diffuser le plus largement possible cet appel et mon texte, que je publie à nouveau ci-dessous.

Amicalement à vous tous,

Gabrielle Rubin

www.admd.net


Plaidoyer pour l'abolition de la peine de vie

En 1981, sous l’impulsion de Robert Badinter, nos députés ont voté l’abolition de la peine de mort, une loi que la plupart des Français approuvent.
Aujourd’hui, nos députés refusent de voter l’abolition de la peine de vie, alors qu’on la demande pour des raisons valables et dûment contrôlées.

En 1981, nos députés ont montré de la compassion pour des criminels, quels que soient leurs forfaits et malgré les malheurs dont ils sont responsables, et les Français estiment qu’ils ont bien fait.
Aujourd’hui les députés refusent d’entendre les supplications de ceux qui ont pour seul tort d’avoir une maladie incurable et douloureuse, auxquels ils refusent le droit de trouver enfin le repos après tant de souffrances.

Faut–il alors penser que nos élus éprouvent plus de compassion pour les criminels que pour les malades ?

J’ai souhaité l’abolition de la peine de mort et je désire maintenant plaider pour l’abolition de la peine de vie, pour ceux qui le demandent de façon consciente et répétée et après consultation de personnes qualifiées.

Ceux qui s’opposent à l’abolition de la peine de vie pensent être du côté du bon et du juste. Faut–il leur rappeler que la vie est un bien inestimable, que la conserver est le désir premier de tous les êtres vivants, et que lorsqu’on est prêt à y renoncer et à quitter tout ce qui faisait notre joie de vivre, c’est que la douleur est au-delà du supportable.

Les soins palliatifs ne sont malheureusement pas une réelle alternative parce qu’ils ne peuvent accueillir qu’un faible pourcentage de patients et que certaines douleurs ne peuvent pas être soulagées avec les moyens dont nous disposons actuellement.

Il vaudrait mieux, plutôt que de condamner à la peine de vie ceux qui souffrent sans espoir d’amélioration, tendre une main fraternelle à ceux qui veulent mourir pour un désespoir amoureux, pour un emploi perdu, pour un échec professionnel, et à tous ceux qu’on peut encore sauver.

Gabrielle Rubin, membre depuis de nombreuses années de L’ADMD.     
« Association pour le droit de mourir dans la dignité. »
http://www.admd.net/